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Comptes et décomptes du paradis blanc

 

 



(...) Il s’est écoulé un certain temps depuis que j’ai
écrit les pages qui suivent. Il me semble bon
d’apporter une mise à jour quant à ma façon de
présenter la matière qui m’occupe. Même s’il semble
vrai qu’on pourrait la résumer de bien des façons
différentes. Comme EP>EM ou (5/6)² approche psi…
en bref que la causativité n’est pas proportionnelle à la
masse ou la taille d’un élément donné mais son
intégrité…


Arithmos. Ce mot signifie nombre en grec. De
nos jours, on parle de Maths. Les mathématiques sont
un langage, l’étude de la matrice. Il permet de
compter (du latin computare et du mot conter), bien
plus que de calculer : le premier explique ce que
l’autre justifie de peur de comprendre. La matrice est
une fonction, mère. Un langage qui n’est pas
n’importe lequel. Il s’agit du seul et unique langage
universel qui rend compte de la façon dont se
 proportionne tout ce qui est. Il est d’ailleurs à la
source de nos alphabets occidentaux. Une affaire
d’expression aussi bien « scientifique »
« qu’artistique". Un ensemble de concepts infiniment
plus puissant que n’importe laquelle des milliers de
langues parlées et écrites par l’être humain et dont la
définition ne peut pas se réduire dans ses termes. Une
étude abordée au cours de la toute petite histoire
humaine connue sous différentes formes, différents
« sous-langages » comme celui des maths
« modernes » (Pascal, Riemann, Euler, Einstein,
etc…) depuis le XVIème siècle, des mathématiciens
indiens, babyloniens, grecs ou du confucianisme par
exemple. Les mathématiques sont ce sur quoi se
centrent toutes les religions et toutes les philosophies
que l’Homme a connu, et auxquelles ont peut ajouter
la tendance scientiste actuelle. Et tout en fait. Bien
qu’on les abordent actuellement sous une forme
stéréotypée tendant à la négation puisqu’on ne
subdivise même plus cette approche en arithmétique,
algèbre et géométrie et qu’on enseigne couramment
aux universitaires d’oublier les nombres et que tout se
base sur le zéro, les mathématiques sont codifiées,
disons de temps immémoriaux , dans les chiffres. Ce
terme vient de l’arabe (étymologiquement et grosso
modo « l’expression ») sifr qui signifie caractère, et a
donné zéro (l’ensemble de ces caractères). Mais les
chiffres, revenus d’Inde, existaient avant. La nature se
proportionne naturellement en six (comme le prisme
des émission magnétiques de la galaxies, le cerveau, le
nucléosome, la palette oculaire etc…) et on a beau
donc remettre perpétuellement en question sa mesure
naturelle, elle est immuable. C’est ce qui explique la
résurgence de ce même langage d’une société à l’autre.


Les chiffres sont des fonctions, vectrices qui
permettent de décrire l’agencement des formes et leur
mesure, à l’infini. Infiniment approchés mais jamais
arrêtés, il déterminent des ensembles et des directions
et sont implacablement relatifs. Ce sont des ratios qui
constituent le langage le plus pur et le plus neutre
possible, le rationnel. Le terme de géométrie dont
l’étymologie est grecque fut transmis par les égyptiens
qui arpentaient à chaque décrue les terres enrichies
d’alluvions du Nil afin de les redistribuer. Chaque
année… Une affaire d’équilibre et de partage. De
mesure entre un ensemble et des éléments. Les
mathématiques sont donc inexorablement libres et
tout être doué d’un cerveau en est dépositaire comme
tout ce qui est. L’existence se proportionne selon un
seul et unique modèle de base qui offre une infinité de
variables mais se relate sur quelques constantes
primordiales. Le savoir est un avantage, c’est aussi un
gage de bonheur. Son lègue le plus précieux, la
compréhension universelle et l’intelligence. Car,
comme entre le cercle et le carré, le mouvement et
l’espace, ou l’espace et le volume, il y a un lien
indestructible entre l’informel et le formel, une
approche tant rationnelle que synthétique de la vie et
de l’ensemble de ses principes qui autorise chacun à
envisager et réaliser en soi ce que l’on appelle la
science commence à peine à entrevoir. Il n’y a qu’un
A.R.N. et il n’y a qu’une existence en partage. Il y a un
jeu de polarité, l’hexagone repose sur trois axes, c’est
la vie. Il y a un jeu différentiel, le cerveau repose sur
trois lobes par deux hémisphères (si l’on fait
exception des lobes temporaux). Le rationnel ne
divise pas, il différencie. Neuf chiffres suffisent à
l’appréhender. Alors pourquoi se voiler la face plutôt
que d’observer et s’offrir la possibilité de le
transmettre ?


Réfléchir à la façon dont se proportionne ce qui
nous entoure, la nature d’un paradigme, n’est pas
abstrait en soi. Ce qui l’est, c’est ce qu’on soustrait à son
observation. (...)